Préparer la reprise du travail

La personne a retrouvé un niveau d’énergie suffisant, elle a analysé les dysfonctionnements qui l’ont conduite au burn-out, elle a mis en place de nouvelles stratégies de réussite. Le retour au travail peut être envisagé.

Cependant, la seule idée de reprendre le travail peut créer du stress chez nombre de « burnies ». Il est important que le « burnie » se sente prêt à y retourner et que cette décision soit prise en accord avec son médecin et son thérapeute. Différentes optiques s’offrent alors à lui : reprendre la même fonction qu’auparavant, prendre un autre poste au sein de la même entreprise, changer d’activité professionnelle. Dans certains cas, la possibilité d’une retraite anticipée peut aussi être envisagée.

• Reprendre son ancien job :
Si la personne souhaite redémarrer dans son ancienne fonction, il peut être judicieux d’y aller par étapes. Ainsi, un mi-temps médical peut être une solution qui lui permet de replonger progressivement dans le monde du travail. Au début, d’autres adaptations peuvent aussi être mises en place en accord avec l’employeur : modification des horaires de travail, moindre volume de travail, reprise progressive des tâches (par exemple, commencer par des dossiers plus simples en se remettant peu à peu à traiter des affaires plus complexes). Cela permettra au travailleur de reprendre confiance en lui.

• Redémarrer dans un autre poste au sein de la même entreprise :
Cette solution peut être aussi envisagée dans le cas où la fonction antérieure, par sa nature même, engendre une forte dose de stress. Cela dépend évidemment des possibilités de l’entreprise.

• Changer d’activité professionnelle :
Dans certains cas, le « burnie » réalise qu’il ne peut plus/ne veut plus retourner dans son travail. Soit parce qu’il sait que les conditions de travail vont le mettre à nouveau sous pression, soit parce que ses valeurs ne sont vraiment plus en accord avec le fonctionnement de l’entreprise. Il importe alors de définir un nouveau projet professionnel en prenant le temps d’identifier ses compétences, ses motivations et ce qui ferait sens pour lui. Se faire aider par un coach spécialisé peut s’avérer alors fort utile.

A ce stade, il est plus que judicieux de continuer à se faire suivre en thérapie. En effet, il va falloir mettre en pratique toutes les bonnes résolutions prises pendant l’arrêt maladie. Pas toujours facile ! Des réussites certainement, mais aussi, certaines fois, des retours aux anciens dysfonctionnements.

Important d’avoir un espace qui permette à la fois de mesurer le chemin accompli et d’analyser les éventuelles rechutes. C’est ainsi que, via l’inévitable processus d’essais et d’erreurs, la personne pourra au final intégrer les nouveaux comportements désirés et retrouver la sérénité au travail !