Les profils à risque

Comme je l’ai mentionné dans le point précédent, les personnes sujettes au burn-out sont  des  individus enthousiastes, motivés, consciencieux, créatifs et ambitieux. Mus par leur désir de plaire, ils s’impliquent à fond dans leur projet professionnel et se montrent exigeants vis-à-vis d’eux-mêmes. Ils mettent toute leur énergie dans leur travail  et négligent de se reposer.

A l’origine, les personnes touchées par l’épuisement professionnel se retrouvaient surtout chez les soignants, les enseignants ou les personnes en contact direct avec un public. Ces métiers sont en effet sont souvent assez exigeants d’un point de vue émotionnel et psychologique.

Actuellement, le burn-out est présent dans toutes les catégories professionnelles et dans toutes les tranches d’âge avec un pic aux alentour de 35-55 ans (période où on cumule vie professionnelle et charges familiales). Les enfants et les retraités peuvent aussi développer un burn-out !

La femme, qui cumule métier et charge de famille, a plus de risques de développer un burn-out. En effet, malgré des avancées dans le partage des tâches, c’est souvent sur elle que repose la plus grande partie des tâches ménagères. C’est aussi elle qui s’occupe en priorité des soins et de l’éducation des enfants. Les patientes qui viennent me consulter parlent souvent de l’importance de leur « charge mentale ».

Cependant,  les personnes subissant une pression importante ne tombent pas toutes en burn-out. Qu’est-ce qui fait que l’une craque et l’autre pas ? Certaines personnes, conscientes de leur stress, vont écouter les signaux que leur corps leur envoie. Elles vont ralentir le rythme, prendre du recul et apprendre à lâcher prise par rapport à certaines choses.